L’essentiel
- La dureté mesure le calcium et le magnésium dissous ; elle s’exprime en degrés français (°f).
- Plus l’eau est dure, plus la résistance s’entartre vite.
- Une eau dure entartre la résistance, allonge les chauffes et encrasse le groupe de sécurité.
- Prévention : résistance stéatite, manœuvre mensuelle du groupe de sécurité, entretien périodique, température raisonnable.
Qu’est-ce que la dureté de l’eau ?
L’eau du robinet contient naturellement des sels de calcium et de magnésium, qu’elle a dissous en traversant les sols. Leur concentration s’appelle la dureté, ou titre hydrotimétrique (TH). En France, on l’exprime en degrés français (°f). Quand l’eau est chauffée, une partie de ces sels se dépose sous forme de tartre : c’est ce que l’on appelle couramment le calcaire.
L’ARS Île-de-France rappelle qu’une eau calcaire n’a aucune incidence sur la santé. La dureté est un indicateur de confort et de fonctionnement des installations, pas un critère sanitaire.
Votre chauffe-eau est-il exposé ?
Oui, dès que l’eau est calcaire, ce qui est le cas autour de Dijon : les valeurs mesurées en 2025 et la façon de trouver celle de votre commune sont présentées dans notre guide dureté de l’eau à Dijon. Cette page-ci se concentre sur ce que le tartre fait à l’appareil et sur les moyens de le limiter.
Ce que le calcaire change pour un chauffe-eau
Une résistance qui chauffe moins bien
Atlantic résume le problème : une résistance entartrée chauffe moins bien l’eau. Le tartre fait écran entre l’élément chauffant et l’eau ; la chauffe dure plus longtemps et la résistance travaille plus chaud, ce qui peut finir par la faire céder.
Un fond de cuve qui se remplit
Les dépôts s’accumulent au fond du ballon. Ils réduisent le volume utile, provoquent des crépitements pendant la chauffe et peuvent troubler l’eau. Voir la page chauffe-eau qui fait du bruit.
Un groupe de sécurité qui s’encrasse
La soupape du groupe de sécurité peut s’entartrer et goutter en permanence, ou au contraire se bloquer. C’est pourquoi Atlantic recommande de la manœuvrer chaque mois, surtout dans une eau calcaire.
Prévenir plutôt que subir
- Choisir la bonne résistance : la résistance stéatite, isolée de l’eau par un fourreau, est particulièrement adaptée aux eaux très calcaires selon Atlantic. Comparatif dans notre guide stéatite ou blindée.
- Entretenir : Atlantic préconise un détartrage et un contrôle de l’anode par un professionnel au moins tous les deux ans.
- Régler sans excès : une consigne inutilement élevée favorise les dépôts ; une plage autour de 55 °C reste le compromis habituel avec la prévention des légionelles.
- Traiter l’eau si besoin : un adoucisseur réduit le tartre, mais Thermor recommande de ne pas descendre sous 8 °f pour préserver l’émail de la cuve.
Pour faire détartrer votre appareil, consultez la page entretien et détartrage de chauffe-eau.
Questions fréquentes
Une résistance entartrée consomme-t-elle davantage ?
Le tartre fait écran entre l'élément chauffant et l'eau : la résistance doit chauffer plus longtemps pour la même quantité d'eau chaude. Un détartrage lors de l'entretien rétablit l'échange de chaleur.
Une eau calcaire est-elle mauvaise pour la santé ?
Non. L'ARS Île-de-France précise qu'une eau calcaire n'a aucune incidence sur la santé. Le calcaire pose des problèmes de confort et d'entartrage des équipements.
Faut-il détartrer plus souvent en eau très calcaire ?
Oui, la fréquence d'entretien s'adapte à la dureté et à l'état constaté lors des visites. Le professionnel l'ajuste après avoir vu la quantité de tartre dans la cuve.
Un chauffe-eau qui crépite pendant la chauffe est-il entartré ?
C'est un signe fréquent : l'eau bout au contact du tartre accumulé au fond de la cuve ou sur la résistance. Un détartrage lors de l'entretien le confirme et le corrige.
Rédaction : Echotherm Service · Mise à jour le 7 novembre 2026